« Pas facile de devenir une icône quand on est un sac à main. » (Les Echos Les Dessous du Lady Dior.) Au départ ce sac avait épousé l’image d’une princesse : Lady Diana.
Le 14 mai dernier, la maison Dior a présenté à Shanghai à l’occasion de son défilé croisière 2010/2011, le troisième volet de la saga des web-movies de son sac best seller le Lady Dior. Ce nouveau court-métrage promotionnel réalisé par David Lynch s’imposera sans doute comme un cas d’école d’un nouveau genre pour les passionnés de luxe comme ceux du cinéma.
Le Modalogue est un des premiers à s’être interrogé ouvertement sur le sujet dans son article «Lady Blue, La Dame de Shanghai » et à analyser l’objet de cette association d’univers aussi disjoints que symboliques.
En regardant ce mini-film (de 15 minutes), on peut constater à quel point le sac se fait instrument d’un désir insaisissable et cultive ainsi sa dimension iconique, notamment au travers de la fascination de son ambassadrice Marion Cotillard. Le mythe du sac à main, écrin de l’intimité des femmes est parfaitement transcendé par le maître incontesté du thriller irrationnel. L’objet épouse ainsi l’univers du sacré.
Les produits de luxe s’empreignent souvent de deux logiques antagonistes : d’une part la mise à distance inatteignable par tout un chacun puis celle de la mise en usage ordinaire lorsqu’on le possède.
Ce cliché du cocktail donné par la maison Dior, sur lequel on remarque des amuses-gueule en forme de Lady Dior, témoigne d’autant la confusion récurrente entre le sacré et le profane.
Gilles Lipovetsky a dit dans son ouvrage Le Luxe Eternel : « Le luxe s’impose comme le lieu des œuvres immortelles de la plus haute spiritualité avant d’être celui de l’extrême futilité ».
La marque Christian Louboutin vient de lancer un nouveau site Stopfakelouboutin.com pour sensibiliser le consommateur aux nuisances de la contrefaçon.
« Nous avons adopté une politique « tolérance zéro » et nous avons mis en place un programme complet visant à lutter non seulement contre les sites proposant de faux produits Christian Louboutin, mais également contre leurs fournisseurs, les systèmes de distribution, les sites d’enchères et les autres procédés de commercialisation de contrefaçons » cite la marque à propos de ses actions.
Sur ce nouveau site, la marque propose une vidéo sur la destruction des stocks de contrefacteurs, et plus important encore, elle diffuse une longue liste (7 pages) répertoriant les sites faisant commerce de produits Christian Louboutin contrefaits.
Cette démarche qui s’attaque à toute la chaine d’exploitation de la contrefaçon souhaiterait profiter du potentiel viral du web. L’objectif est de toucher directement les publics de la marque pour en faire de vrais relais d’influence vertueuse. Cette ambition très noble reste toutefois risquée dans la mesure où Christian Louboutin diffuse sa black liste publiquement et indirectement pourrait sans le vouloir en faire la promotion. Quitte ou double donc !
Le nouveau magasin Ralph Lauren installé au 173 boulevard Saint-Germain à Paris est un splendide hôtel particulier. Dans ces lieux, shopping rime avec art de vivre. L’expérience de marque dépasse largement celle du style vestimentaire, puisque la vraie nouveauté est d’avoir ouvert un restaurant dédié à la gastronomie américaine.
Le restaurant Ralph’s est à deux pas du café Armani. Un autre lieu pour se restaurer griffé. Ce type d’initiative doit il être perçu comme anecdotique ou au contraire a t-il vocation à s’étendre?
Aux États Unis, de plus en plus de marques considèrent l’animation du lieu de vente par le prisme de l’affiliation sociale. Pour faire venir la clientèle, il ne suffit plus de vendre les bons produits au bon prix, il faut de l’atmosphère à vivre. Bars, cafés, salons de thé, restaurants sont autant d’opportunités pour faire évoluer le point de vente en lieu de société où l’on aime s’arrêter et rester.
Pour certains, comme le Dressing Room à Manhattan, le bar est un tel succès que la vente de boisson représente désormais près de 40% du chiffre d’affaire total de la boutique.
Certains analystes ont lié ce phénomène à l’essor du e-commerce. La croissance et la compétitivité de l’offre de produits et de services en ligne encouragerait les commerçants à faire des efforts pour faire venir leur clientèle en magasin. « La boutique était autrefois au centre de l’attention. Désormais elles doivent aller vers le client. Pour les atteindre, il faut leur offrir de l’expérience, un projet » constate un consultant et journaliste du WWD (source The Wall Street Journal). Mais Gucci, Cavalli ou encore Dolce & Gabanna n’ont pas attendu que le web marchand démontre sa pertinence pour diversifier leur offre en boutique et se mettre à la restauration.
A Tokyo comme à Milan, les « gourmandistas » vont au café Gucci déguster des pâtisseries brandées.
Ouvert en 2007, le kitchissime espace Gold de Dolce & Gabbana est à la fois un restaurant, un bistrot, un salon de thé et un lounge pour accueillir les gourmets de la mode dans une ambiance unique.
Rue François 1er, on peut déjeuner sur le pouce au café Blanc, un petit espace attenant à la boutique Courrèges. Rien de spectaculaire, ni de vraiment typé. On se rend plus volontiers au Water Bar chez Colette qui a vraiment misé sur le parti pris « trendy » même dans son menu.
Mais si la formule social shopping-fooding séduit les concept-stores Parisiens comme Colette, L’éclaireur ou Merci, les marques Françaises restent plutôt timides sur ce point. Comme si les métiers de la restauration ne pouvaient pas s’imbriquer au savoir-faire de nos maisons de couture. Pourtant nos grands pâtissiers et traiteurs n’ont pas eu tant de scrupules à injecter l’image de la mode dans le produit de leur commerce.
Une vidéo d’art à voir : Cakes par Stephen Blaise sur Traffic de Mode
Peut être bientôt, je vous parlerai d’un bar éphémère Chanel planté dans un décor de choix et où l’on peut siroter un drink « Coco » ou « Black Camélia » et écoutant la dernière compil de Karl…
Si cela arrivait, j’espère en être la première informée
“We’re currently working very hard on the relaunch of our Web site, which is going to have [interactive] components. That’s really uppermost in our mind,” Wintour said, adding that the new Vogue.com launches in August. “Once we go through that, we’ll focus on the iPad.” Anna Wintour
De son coté, Vogue France a pris une longueur d’avance en offrant via iTuneStore une application magazine gratuite. L’application fonctionne naturellement sur les terminaux mobiles d’Apple (iPhone, iPod Touch et iPad). Nommée Vogue Paris, cette application permet de suivre l’actualité de la mode et de la beauté via les contenus vidéos, photos et articles disponibles sur le site vogue.fr.
Suite à mon post intitulé « Presse digitale : ceux qui osent innover » qui m’a valut de nombreuses visites de tous horizons, je vous propose de nouvelles investigations sur le thème du e-commerce.
Depuis quelques semaines on assiste en France à l’émergencede nouvelles boutiques en ligne animée par des professionnels de la presse comme Be, Vogue, Elle ou encore Grazia.
www.vogue.fr se lance dans la vente privée avec les Galeries Lafayette
Si ca ne vous étonne pas, moi non plus à vrai dire. Puisque les industriels de la mode et du luxe « éditorialisent » eux même leurs marques et produits sur le web, quoi de plus logique que la presse numérique intègre la distribution de ces produits à son économie.
Internet = Décloisonnement
Les Echos Wine Club vente-privée
Cette tendance, qui avait été largement anticipée aux États Unis, tend à se sophistiquer avec l’arrivée de nouveaux équipements.
Je vous donne en exemple les magazines InStyle, Vogue, Another Mag, Elle et W dont les initiatives marchandes font flores outre Atlantique.
En 2007, le magazine américain du groupe TimeInc a développé en partenariat avec Neiman Marcus, Nordstorm et Bergdorf Goodman une plateforme d’affiliation e-commerce InStyle Shopping agrémenté d’un moteur de social shopping ShopStyle.
En Janvier 2010, le groupe de presse à mis la main sur StyleFeederun moteur de recherche et de recommandation d’achat. Ainsi équipé, InStyle Shopping devrait accroitre sa pertinence à grande échelle et optimiser le panier des fashionistas.
Le moteur de recherche shopping : Stylefeeder.com
Du coté du groupe Condé Nast, Vogue s’est affilié à Gilt Group, un des leaders pure player des « ventes de presse » de produits de luxe depuis 2007. Ensemble, les partenaires programment des ventes exclusives sur inscription uniquement (vogue.gilt.com). A noter que l’application iPadde Gilt Groupe est déjà une des mieux notées par Tech Crunch. ( techcrunch.com/2010/04/02/best-ipad-apps-launch/)
Avec Gilt App, acheter sur iPad
Il y a quelques semaines Vogue US a également lancé une application sur iPhone:Vogue Stylist. C’est une application dite de m-commerce (mobile commerce) qui inclut le service d’un styliste.
Pour AnOther Magazine, le e-commerce se fait avec Colette. Contrairement aux autres, l’offre est réduite mais AnOther Shop est une véritable e-boutique. Elle magazine, quant-à lui, s’est associé au e-merchant Rue La La. (elle.ruelala.com)
Certains magazines vont déjà au delà de l’affiliation basique en intégrant le shopping au cœur de leur éditorial comme W magazine qui a récemment lancé W Shop. Dans l’exemple de cette série avec Jennifer Aniston, on peut acheter chaque pièce composant le look de la vedette.
L’intégration de la distribution au cœur de l’éditorial magazine est certainement un modèle d’avenir pour des raisons évidentes : on sait que le consommateur de mode se sert de la presse pour orienter ses choix et qu’il achète en ligne. Avec le décloisonnement permis par internet, on peut gagner du temps et réduire les intermédiaires.
Ajoutez à cela l’arrivée des tablettes digitales et la presse pourra triompher dans la mobilité numérique.
Le 3 avril, date de la sortie de l’iPad aux États Unis, il s’est écoulé plus de 300.000 unités en moins de 24h00 et 1.000.000 d’applications dédiées ont été téléchargées (source BFM).
Je ne peux donc qu’espérer voir ces opportunités de croissance permettre un avenir heureux à nos professionnels des médias.
Je suis une geek. Complètement « wired ». Le web et les nouvelles technologies m’enchantent. J’ai créé plusieurs blogs et j’utilise Netvibes pour avoir les yeux partout à la fois, je consulte Wikipédia et les médias sociaux me servent à communiquer vers ceux que je connais et que je ne connais pas encore.
En kiosque, j’achète au moins 3 kilos de presse par semaine. Féminin, société, actualité, déco, je suis insatiable de consommer tout ce qui me lie avec notre présent.
Je passe des heures sur la toile, et pourtant je choisis toujours la presse en version papier.
La raison de cette contradiction est simple : je ne me suis jamais perdue dans les pages d’un magazine. Je connais la date de publication et chaque numéro possède un contenu bien distinct. Je sais où est le début, la fin et combien de pages il me reste à lire. Les photos de mode sont en format A4. Enfin, la publicité ne vient pas ramper sur ma lecture et elle ne clignote pas.
Si l’avenir est dans les Tablets, Netbook et Smartphones, alors plus que jamais l’originalité des contenuset la convivialité de la lecture sont au cœur des enjeux de la presse écrite de demain.
Fortune « The Future of Reading » Mars 2010 Illustration : Viktor Koen
Toute démarche innovante me remplit donc d’enthousiasme.
Récemment INfluencia*, magazine crée par Isabelle Musnik en 2004, a lancé une seconde publication nommée Carnet de Tendance. Même si l’actu des marques ne vous concerne pas, le format est à découvrir d’urgence sur le site INflencia Tendance.
Ce support intuitif est organisé suivant une logique analogue à celle d’un magazine papier tirant parti de la performance multimédia et de l’interactivité. En mode plein écran, la lecture est naturelle et immersive. On peut même l’imprimer.
*INfluencia est un« e-hebdo doté d’un site interactif, dédié à la créativité des marques, des entreprises et des medias, et au décryptage des tendances de la consommation, du marketing et de la communication »
Réalité Augmentée
Lu sur le site Web& Luxe, le magazine Dazed & Confuzed implémente la réalité augmentée dans son magazine papier et son site web. L’avantage est que l’un ne fonctionne pas sans l’autre.
Dazed & Conduzed- Realité Augmentée
Une « preview » est accessible sans le magazine mais comme dirait la rédaction de Web&Luxe, « quand vous regardez la vidéo, n’hésitez pas à cliquer sur pause… » Ceux qui essayeront comprendront
Heureusement, il n’y a pas que les branchés pointus qui osent innover. En novembre dernier Le Figaro Madame et Chanel explorent ensemble les facettes créatives du web avec un hors-série digital : More.Madame. La femme contemporaine est le fil rouge de cette «nouvelle expérience éditoriale du Web». Du branded content sans vraiment citer Chanel. C’est habile et nouveau. Mais il aura quand même fallut 9 mois pour donner naissance à cette superproduction très « arty-glamour ».
C’était une première en Belgique Mardi 16 Mars. Le quotidien La Dernière Heure est sorti, à titre expérimental, intégralement en 3D. Ses photos et publicités apparaissaient en relief grâce aux lunettes stéréoscopiques insérées dans cette édition. Pas franchement convaincant, le retour d’expérience indique que ce procédé n’est pas destiné à être renouvelé ! Source Les Echos.
Mais quand ce sont les américains du MIT qui présentent leur approche du couple médias-nouvelles technologies, ça ne ressemble plus à une blague belge. On dit « Waou! »
La technologie est au point… reste à la mettre en œuvre pour pas cher ! J’attends avec impatience de lire mon Vogue incrusté de petits objets multimédia dit « POM » (à suivre au prochain post).
Si vous vous posez des questions comme :
Will anyone be willing to pay for content delivered to a tablet when they can get information for free on the web?
Aren’t tablets just a better way to browse the web?
Reading? Reading is dead.
How will tablet-based ads work better than the web?
Can traditional publishing companies reorganize and move fast enough to embrace and serve new platforms?
Ce site américain, filiale de la régie Glam Média, est la première plateforme agrégateur de contenus issus d’un réseau de 1500 blogueuses féminines comme Couture and the City ou The Purse Blog.
Depuis 2007, la montée en puissance des « UGC » (contenus générés par les utilisateurs) et les médias sociaux a permis àGlam.com de faire grandir sa longue traine. Avec 76 millions de visiteurs uniques aux Etats Unis et 164 millions dans le monde, Glam.com séduit fortement les annonceurs.
Glam Media arrive en France et lance une version beta de sa plateforme avec une cinquantaine de partenaires comme Tendances-de-mode.com et leblogdebetty.com (source LeFigaro.fr). Avec son potentiel d’audience et de diffusion, le site se positionne à la fois comme un média attractif, une régie d’espace publicitaire et un intermédiaire commercial entre le blogueur et l’annonceur. Glam Media se veut pionnier et leader du modèle dit vertical média (pour l’explication détaillée du concept je vous invite à consulter le site marketing.glammedia.fr.)
Glam Media a été fondé aux États-Unis en 2003 par Samir Arora, 44 ans, entrepreneur du Net d’origine indienne. Après dix ans chez Apple, il a créé plusieurs start-up en Californie.
Fini le total look et la fidélité sans faille aux maisons de haute couture et aux marques de luxe ?
Force de bons conseils, d’indépendance et d’efficacité, les personal shoppers ont gagné l’attention et la confiance des clientes soucieuses de l’économie de temps et du soin de leur garde-robe.
Qui est le Personal Shopper ? C’est un professionnel de la mode et du stylisme qui connaît les marques, les collections, les bonnes adresses, sait déterminer les couleurs et les formes qui conviennent le mieux à chacun. Il est capable d’arbitrer et de concilier les tendances et la personnalité de chacun. Son objectif est de conseiller, pas de pousser à l’achat.
Si ce service en période de récession vous semble absurde, sachez qu’au contraire, cette vocation répond parfaitement au DESIR D’ACHETER MOINS MAIS MIEUX que ce soit en terme d’expérience ou de produit.
Le personal shopper n’est plus seulement réservé aux princesses et aux plus fortunés. Cette prestation est capable de séduire les plus menus budgets qui ont plaisir à se voir dénicher les meilleures pièces de chez H&M et Zara. Le service d’un personal shopper est même gratuit au Printemps Haussmann et aux Galeries Lafayette.
Plus récemment on a vu apparaitre aux Etats Unis une application iPhone, Sears Personal Shopper, qui permet à l’usager d’envoyer une photo du produit souhaité (comme la paire de chaussures super canon de la fille qui marche devant) et d’obtenir les informations sur le produit correspondant ou au moins son équivalent disponible. Cette nouveauté renforce l’idée d’une tendance durable pour les individus à rechercher des informations en adéquations parfaite avec leur besoins et leur profils et non plus à traiter avec les marques directement. On savait que les blogs et les médias sociaux avaient une influence positive sur les consommateurs, désormais ils semblent rechercher la personnalisation du conseil en plus.
De la sélection à l’essayage en salon privé, l’expérience à tout pour plaire. En période de soldes, Le Printemps mise également sur cette équipe dévouée aux clients pour faciliter l’accès aux produits, aux tailles et pour ne pas perdre de temps dans les cabines de chaque stand. Le personal shopper se charge de tout rassembler pour une séance d’essayage complète, qui permet de reconstituer des looks (pas total) et coller au quotidien et à l’allure de chaque personne sans tomber dans les pièges du look intégral vu sur un mannequin.
L’attractivité de ce service a même séduit le Sofitel (www.sofitel.com) qui en a fait un des avantages de sa promo 3 nuits pour le prix de deux + un personal shopper au Printemps pendant le mois de janvier. (source Telegraph.co.uk).
Service d’accompagnement adapté à tous les budgets de garde-robe de H&M à Dior. Les prestations commencent à 75€ de l’heure. L’agence propose aussi un service à distance pour ceux qui ne souhaitent pas se déplacer.
2009, c’est l’année de la reconnaissance pour le e-commerce en France (46% des Internautes achètent des vêtements ou accessoires en ligne). La vente en ligne résiste même à la crise (+26% au premier trimestre 2009 – source Fevad).
Côté mode, on shop quasiment partout sauf chez Chanel, on adore net-a-porter.com, Marni nous régale de quelques propositions audacieuses comme le fait de pouvoir réserver les looks des défilés dès la publication on-line du show, myprestigium.com lance même une application shopping sur terminal mobile iPhone, quant-au site vente-privée.com, il enregistre une croissance de +40% au premier semestre 2009 …
Alors quelle tendance en 2010 pour nous rendre accro du shopping en ligne?
Non ? Normal, ce n’est pas encore très rependu mais ça ne saurait tarder à faire parler les shopaholics du web. Ce terme désigne des dispositifs marchands version sociale. Un mix entre social media et shopping. Dans mon post précédent je vous parlais du site de mode tobi.com qui se sert de la réalité augmentée pour offrir à ses clients la possibilité d’essayer les vêtements depuis l’ordinateur à l’aide d’une webcam. Ensuite, le client peut envoyer son essayage à ses amis sur Facebook pour avoir leurs commentaires. Mais jusqu’à présent ces fonctions de social shopping se faisait en asynchrone : repérer un produit ou composer un look, puis vous le partagez sur Facebook et on attend les réactions. Mais avec le succès du « real-time web » (échange en temps réel) les choses sont en train de changer pour de nouveaux services en mode synchrone.
Démonstration:
Sur le site charlotterusse.com par exemple la barre d’outil Shop Together (Decison Step) permet de dialoguer et partager en direct avec ses réseaux et voir ce que les autres visiteurs sélectionnent.
Une barre d'outil en pied de page permet de partager avec les réseaux sociaux
Avec Style Tips on peut voir ce que les autres visiteurs selectionnent en temps réel
Alors, envie de partager instantanément vos achats avec vos amis en ligne ?
Reste à savoir si le social shopping est efficace là où le e-commerce se veut être pertinent comme pour gagner du temps par exemple. Et puis, personnellement si je trouve un truc vraiment bien et original, je ne suis pas certaine de vouloir donner l’adresse à tout mon réseau avant de l’avoir porté .