Si vous êtes déjà sur Pinterest c’est que vous faites partie des 7,5 millions d’utilisateurs acceptés sur ce service bien sympathique qui a le vent en poupe. Si vous n’y êtes pas encore et que vous recherchez un réseau social diffèrent mais Facebook friendly alors il faut se laisser tenter , c’est une question de culture digitale avant tout
Pinterest n’est pas un nouveau truc de geek. Il parait même que les femmes en raffolent plus que les hommes, au delà de tout apetit pour les technologies Internet.
Pour faire simple, Pinterest est un site (Pinterest.com) et une application mobile permettant de sauvegarder sur un compte des images attrapées sur le web ou réalisées soi même. L’utilisateur les épingle (pin) sur sa page et peut les partager avec la communauté ou ses followers.
Si Pinterest est Le réseau trendy du moment c’est qu’on y échange surtout des centres d’intérêts en image.
L’application permet à chacun de trier, classer et organiser les images et vidéos selon des thématiques personnelles.
Sur Pinterest, on peut naviguer par catégorie (Mode, Design, Art, Fooding…) ou utiliser une barre de recherche par mots clés pour puiser des idées ou trouver un objet. C’est utile pour trouver des tips de décoration par exemple, faire du shopping, créer des cartes de tendances, bref, c’est une manne de trouvailles à saisir.
Cerise sur la gâteau, Pinterest est exclusif. Pour rentrer sur le réseau il faut être invité. Cette spécificité rend le service tout de suite plus sexy. Mais rassurez vous, il suffit de demander gentiment la sienne sur le site et ça devrait marcher ;-)
Last but not least, Pinterest a un modele économique ! A contre courant des réseaux sociaux qui bâtissent leur force sur les data des usagers, Pinterest pratique l’affiliation. Les community managers des marques distribuées en ligne peuvent y déposer des produits. Si un utilisateur achète, alors Pinterest sera commissionné. Aux US les marques de vêtements sont déjà présentes.
Sources :
Mashable : Pinterest: 13 Tips and Tricks for Cutting Edge Users
Presse Citron : Pinterest, le réseau social qui monte, qui monte…
Ça a commencé le 24 octobre dernier. Le nouveau président de la marque Karl Lagerfeld, Pier Paolo Righi, annonce une salve de nouveaux projets commerciaux à la gloire de l’image et du talent de l’icône mondiale de la mode.
On retient du discours la relance des collections de prêt-à-porter.
Pier Paolo Righi promet:
-2 lignes « Karl » pour homme et femme à petit prix (60 à 300€uros)
-1 ligne créatrice, « Karl Lagerfeld Paris » entre 300-1500 euros
Le clou de la nouvelle : les deux lignes Karl seront lancées exclusivement sur Internet.
Depuis, l’annonce de cette commercialisation prévue le 25 janvier sur le site net-à-porter, c’est une véritable haie d’honneur au couturier qui une fois de plus se positionne en rupture face à ce que l’on attend de celui incarne la maison Chanel.
Pourquoi une collection en exclusivité sur Internet? Quelle valeur ajoutée pour le client?
A l’heure où les experts de la distribution et du web se penchent soigneusement sur le comportement du client et les écueils du shopping en ligne versus en boutique, renoncer à une présence en magasin est un handicap sérieux pour une marque de prêt à porter.
La majorité des clients des marques en ligne ne veulent plus faire la différence entre l’achat sur Internet et en magasin. Ils veulent prendre les bons cotés de chaque partie. Ils veulent rechercher rapidement via une connexion Internet, aller essayer ou toucher en boutique, se faire livrer chez soi, retourner le produit en magasin. Bref, les clients veulent des expériences adaptées à chaque minute de leur vie.
Comme le dit si bien Karl lui-même, « le temps est une chose que l’on ne peut acheter »… mieux vaut donc optimiser chaque instant dans ce monde où tout va très vite.
Mercredi 7 décembre 2011, invité improbable du talk show de Loïc Le Meur pendant la convention LeWeb11, Karl devient le nouveau gourou d’une audience de geeks.
Pourtant rien qui n’ait déjà été fait dans l’histoire de la mode en ligne, n’est véritablement présenté. Sur le plateau on parle du lancement de la marque en exclusivité sur le web comme si cela était un révolution.. Google l’a d’ailleurs déjà fait à ses frais avec son mobile.
Nathalie Massenet, fondatrice du site net-à-porter, invitée spéciale sur le plateau déclare tout naturellement « Karl has made fashion history and together we are going to make fashion and technology history »
Rien que ca !
Et sinon, ça change quoi de lancer une marque en ligne plutôt qu’en boutique ?
Sur le plateau, Nathalie Massenet marque ton de la modernité et décode le projet : « 21th. Century is about personal expression». Elle rappelle alors que traditionnellement dans la mode les collections sont d’abord présentées en showroom à la presse et aux commerciaux avant d’arriver en boutique face au client… or, cette renaissance de la marque ne sera que par le consentement du consommateur par une introduction directe présentées sur le site net-à-porter.
La rupture est donc là. C’est la reconnaissance d’une nouvelle ère.
Le fameuxempowered consumera encore gagné du terrain et devient la cible du plus cynique des couturiers, le seul capable de populariser le masstige et d’être le très respecté commandant de bord de la prestigieuse maison Chanel.
Quelque soit son âge, Karl est un vraiment homme de notre époque.
Ce témoignage lui vaut la conquête d’un nouveau public. Reste à prouver que ses produits en ligne se vendent… On nous promet des petits prix alléchants, mais le choix radical de la vente en ligne peut-il contribuer bâtir l’histoire de la marque?
Depuis 30 ans, le couturier revisite avec brio l’ADN de la marque et a fait du succès commercial des produits Chanel, un modèle de réussite pour toutes les maisons de luxe.
Si Karl Lagerfeld sait parfaitement exploiter le patrimoine qui lui a été confié, saura t-il en bâtir un nouveau pour relancer la sienne? Sa marque n’a jamais vraiment rencontré le succès que son patronyme et son talent promettaient à ses investisseurs. De plus, le succès des produits en ligne est généralement lié aux mêmes facteurs que ceux qui font les ventes en boutique. Alors ce lancement est-il crédible ?
La renaissance de la marque de Karl Lagerfeld se fera ou ne se fera pas..
C’est peut être sur la toile que cela se décidera. »Karl » serait finalement la plus démocratique des marques.
Fans de mode et de Lagerfeld, allez donc découvrir cette collection sur net-à-porter… Cela n’engage à rien, bien au contraire. Allez voir les produits, partagez votre opinion sur les réseaux sociaux, likez, faites tout ce que l’on fait subir à ceux que l’on aime ou que l’on aime pas… et ce sera peut être ca le capital de cette marque qui aspire a revenir.
La marque proposera également son propre site le 28 février 2012 .
Quelle marque de luxe a le plus de Facebook fans ? Qui progresse le plus vite ?
C’est Burberry qui domine le Top 10 déjà plus de 8 millions de fans.
Haie d’honneur pour Christian Dior qui réalise brillamment la plus forte croissance en nombre de fans avec de +1388% sur 1 an ! C’est une double victoire pour la marque qui se place également devant Chanel avec 400.000 fans de plus…
Désormais, en dessous d’1 million de fans .. point de salut !
En septembre dernier, un observatoire sur le comportement des clients du luxe en ligne a été mené par l’institut italien Altagamma Fondazione. Outre la perspective d’un e-commerce juteux pour les biens de consommation de luxe, on pourra retenir de cette étude que la raison principale d’achat en ligne est motivée par la volonté d’échapper aux vendeurs sur le point de vente. Contre toute attente, le gain de temps et les bonnes affaires ne sont plus les enjeux majeurs de la vente en ligne; il est désormais question de s’affranchir du discours de vente sans pour autant perdre la main sur l’information produit.
A l’heure ou les avis de consommateurs rassurent et influencent favorablement l’acte d’achat,c’est une claque pour l’excellence en boutique et les enseignements déployés par les centres de formation internes des marques censés les optimiser.
Le social commerce est l’intersection du web social et du e-commerce. Il s’agit d’un concept mais également d’une variété d’usages et de pratiques permises par les technologies d’Internet.
Pour l’internaute, cela signifie :
- Des blocs de recommandations du type « ceux qui ont aimé ceci ont aussi aimé cela » (1)
- Tirer avantage de systèmes d’achats groupés (2)
- Déclarer et consulter des notations et commentaires les produits en ligne (3)
- Partager des fiches de produit sur les réseaux sociaux
- Faire son shopping sur Facebook (4)
- Publier en temps réel ses achats sur son profil en réseau (5)
Qu’est ce que le social commerce peut rapporter à une marque?
Accroitre la VISIBILITE des produits avant tout ! Et ce n’est pas rien, car à mesure que les marques distribuent leurs produits sur Internet, le trafic n’en n’est que plus couteux et difficile à acquérir. Les produits se font davantage concurrence et ont besoin d’une bonnes visibilité pour se vendre. La capacité d’un site à créer du bouche à oreille autour des ses produits ou de les infuser dans la sphère sociale de chaque internaute est autant d’opportunités de construire la connaissance du produit et renforcer son intérêt auprès des cibles clients.
Naturellement, les bons services fidélisent également !
Mais pourquoi les gens voudraient-ils communiquer leurs achats sur les réseaux sociaux ?
Je me suis demandé pourquoi voudrait-on publier sur Facebook par exemple les informations d’un produit que l’on vient fraichement d’acquérir ?
La réponse est peut être dans une autre question déjà posée il y a quelques années : mais pourquoi les gens voudraient-ils se retrouver virtuellement sur le web pour se raconter en masse ? A ce jour, nous ne savons pas toujours forcement pourquoi mais nous savons combien le font ! De fait, il est devenu presque indispensable pour une marque de luxe de communiquer auprès des grands réseaux que sont Facebook et Twitter.
En opposition à cette prise de conscience et aux déploiements de services constatés chez les marchands de biens culturels comme Amazon, les propositions de social commerce se font rares voir quasi nulles chez les marchands de produits de mode et de luxe.
Notable toutefois, French Connection (ndlr. pas vraiment luxe) ose les commentaires clients sur les fiches de produits et se fait partenaire avec site multitâche Polyvore.
Naturellement, la maitrise de l’image des produits reste un des enjeux majeur des marques. Pour cette raison, laisser les internautes s’exprimer trop librement sur les pages des sites de marque n’est pas toujours recommandé même si les retours d’expérience de clients et de marchands sont excellents aux Etats-Unis.
Les avis influencent beaucoup les décisions d’achat. Selon une étude menée par le Think Tank américain L2, 71% des clients déclarent qu’ils ont une grande influence sur leurs décisions d’achat en ligne, mais seuls 32% des retaillers haut de gamme et luxe permettent ces services. Ces derniers ont constaté que les avis avaient engendré une croissance de 118% de trafic en moyenne et avaient quadruplé leurs taux de conversion.
Prospective
Le concept du purchase sharing ou partage d’achat pourrait bien être une clé de progression du vrai social commerce des marques. Le purchase sharing est un service encore en gestation mais très prometteur de succès. L’idée est de permettre de partager les informations d’achat comme la date, le prix, les commentaires. Les utilisateurs gardent naturellement le total contrôle sur leurs données privées et les destinataires de leur publication. Ce service peut être proposé soit par le marchand lui même au moment de la transaction, soit par des sites tiers autorisés par les internautes.
Les produits culturels oui mais .. pourquoi pas le luxe et la mode ?
Le succès du blog « Did not buy today » chouchou des éditeurs de mode est le contre-exemple parfait de l’engouement pour la publication d’achats ou de non-achats si tant est qu’on propose aux internautes de le faire.
Comme le démontra l’économiste Thorstein Veblen, il y a plus d’un siècle, les produits de luxe sont une émission de signifiants de puissance et de distinction qui est la raison d’être de leur consommation.
La nature sociale de la consommation des produits de luxe porte naturellement à croire que les clients peuvent apprécier partager certains de leurs achats et leur statut d’ambassadeurs de marque. La question n’est donc pas de savoir si les clients partageront leurs achats mais davantage de savoir comment développer une spirale vertueuse auprès des digital natives.
Faire ses courses sur mobile ne sera plus marginal très longtemps. D’ailleurs c’est bien plus pratique pour gagner du temps. Et oui, car le temps, c’est ce qu’il y a de plus précieux, n’est ce pas ? En juillet 2010 la France compte déjà 17.6 millions d’abonnés à la 3G (TechCrunch). 33% des français sont donc accrocs du web nomade. C’est bien révélateur d’un désir de ne pas être contraint d’être chez soi pour consulter Internet (même si une étude SFR/GroupeM révèle que 50% des abonnés se servent de leur mobile pour se connecter à domicile.)
Alors quoi de neuf coté du coté de la mode ?
Je fais mon shopping en ligne ! Je choisis une terrasse ensoleillée pour trouver les pièces que j’ai déjà repérées en magasin ou encore celles qui n’étaient pas à ma taille. J’achète tout en profitant d’un instant de détente : je ne porte pas de paquet et je ne m’use pas à courir partout pour trouver ce que je veux !
Pour les pure players Internet de la mode, il n’est pas question passer à coté de la fashionista overbookée. Les premières applications pour iPhone ont vu le jour durant ces derniers mois et pour certains, c’est déjà un succès.
La plus récente et la plus attendue est celle du leader du luxe sur Internet net-a-porter.com: une version de son magazine et de sa boutique en ligne adaptée au format iPhone/iPad.
En trois semaines, vente-privée.com a pu réaliser 515.000€ de chiffre d’affaires grace à sa nouvelle application lancée en juin dernier (TechCrunch.) De même ebay prévoit de générer 1,5 milliards grâce aux mobiles et à sa nouvelle activité de ventes flash de marques de mode appelée Fashion Vault (benefice.net).
En qualité de cyberacheteuse, je dois dire que mon application préférée est celle de l’américain shopstyle.com qui a récemment étendu son activité à la France (shopstyle.fr.) Ce portail spécialisé sur le commerce de mode agrège les contenus de nombreux sites marchands comme Asos, Net-a-porter, Mytheresa, Brandalley, Farfetch, theOutnet ou Galerieslafayette entre autres. L’application iPhone permet de chercher un produit par catalogue et par catégorie mais aussi par marque par boutique ou simplement par mots-clés. (Voir l’application.)
Pour les shoes addicts, la meilleure application est iShoes qui offre un large choix, facilement consultable, de marques réputées et de produits recherchés.
La beauté ne sera pas longtemps en reste puisque Sephora se lance également dans l’aventure mobile et proposera en octobre prochain son application shopping (InternetRetailer.com.)
Après avoir testé plusieurs applications dans diverses circonstances, je constate que le shopping sur mobile est aussi agreable que sur le web informatique. On regarde moins de produits à la fois mais c’est au bénéfice d’une meilleure appréciation de ce que l’on voit. Et comme on dit :trop de choix tue le choix .. donc l’offre n’en est que plus signifiante. La petite surface des écrans oblige les fabricants à faire de vrais efforts d’ergonomie pour concentrer l’attention sur l’essentiel. Alors imaginez sur un iPad, c’est comme faire glisser les pages d’un catalogue animé sur lequel on pointerait du doigt ce que l’on voudrait avoir pour soi. Magique!
Pour commencer, c’est une expression anglaise pour parler de l’exutoire par le shopping ou comment nos supers pouvoirs de consommateur peuvent nous aider à soigner les contrariétés et les humeurs du quotidien.
Sur Facebook, c’est un nouveau social casual game à l’instar de Farmville et dont le principe est de créer et gérer une enseigne de mode.
Grâce à une trésorerie initiale de 2.500 Facebook Credits, le manager peut investir dans l’aménagement de son commerce, la décoration et le mobilier nécessaire, l’achat de stocks de produits, l’embauche de personnel de vente et faire progresser peu à peu son activité.
Une fois la boutique ouverte et les premiers clients venus, l’objectif est naturellement de vendre, s’agrandir, constituer des collections et faire évoluer son merchandising saison après saison.
Les vrais challenges : la gestion de la gamme, la gestion des stocks et l’organisation du personnel.
La mise en situation est conforme aux situations du réel. Voila donc un premier jeu fashion ludique pour les entrepreneurs prêts à affronter la concurrence des vraies marques présentes comme Top Shop ou Diane Von Furstenberg.
C’est la promesse que Closet Couture fait à ses 30.000 membres et à tous ceux qui pensent que le social web est une opportunité de faire un shopping plus fun. A la fois inspiré de e-bay et de facebook, l’ambition de Closet Couture est de devenir le portail communautaire du commerce peer to peer pour fashion addicts. Judicieusement le site permet de composer des looks, tester un article que l’on veut acheter avec un autre que l’on a déjà et emprunter ou vendre des vêtements à ses « friends ».
A l’instar de Polyvore, à la fois espace communautaire, outil de sélection et de mise en page de produits de mode, ces plates-formes multi-fonctions au service des accrocs de la mode montent en puissance pour faire du shopping de mode (virtuel ou réel) une expérience singulière et plurielle en même temps. Faire, défaire, recomposer, partager, grâce aux interfaces riches la mode en ligne peut se jouer seul ou à plusieurs dans des contextes personnalisés et évolutifs.
J’ai également testé la version beta du site américain Couturious.com. J’ai été séduite par une proposition innovante qui consiste à mettre à disposition de chaque compte utilisateur des « avatars » mannequins à personnaliser pour réaliser un shopping en ligne plus approprié. Quelques designers en vogue comme Tory Burch et Alice+Olivia sont partenaires de cette initiative amusante.
A la recherche du réenchantement de l’expérience du shopping en ligne :
Dans cet article du Wall Street Journal « Trying to Make Online Shopping More Fun » de jeunes entrepreneurs comme Susan Lyne, directrice et fondatrice du site Gilt.com défendent un e-shopping plus émotionnel que fonctionnel. “You don’t go on Amazon to play” dit elle. “I think Amazon’s doing a pretty good job monopolizing the lonely, boring kind of e-commerce” se régale également le PDG d’Etsy.com, un autre site de la nouvelle génération.
Les fondatrices du site Renttherunway.com ont aussi apporté leur pierre à ces nouveaux édifices pour e-fashionistas. Ce site américain propose de louer des tenues de créateur et de les rendre après trois à quatre jours. Jennifer Hyman et de Jennifer Fleiss, deux étudiantes d’Harvard, ont rapidement saisi l’opportunité de faire sur le web ce que font depuis des années les loueurs de tenues pour les occasions particulières.
Procurer une expérience vivante et inspirante et enrichir les business models tel sont les objectifs des nouveaux professionnels du web2.0.
« Nouvel épisode dans la saga fashion : les créateurs puisent l’inspiration… devant leur télévision. » (Le Figaro Madame)
Et c’est tant mieux, parce qu’on adore Mad Men !
Louis Vuitton Collection Automne Hiver 2010/2011
La nouvelle campagne Louis Vuitton de l’automne hiver 2010/2011 est signée Steven Meisel.
Dries Van Noten Collection Automne 2010
Mais il n’y a pas que la mode qui s’affole : du 18 au 22 aout dernier, e-bay a animé une vente de charité aux enchères d’objets divers de la série. Chaises, tables, bureaux, fauteuils vendus autour de 75$ ont aussi fait des heureux .
On y trouve également trois robes qui, elles, atteignent des sommets. La plus chère est celle de Betty Draper, une robe du soir bleue qui rend quand même mieux dans la série.
Le plus fou de cette folie Mad Men est sans doute le concours de figurant prposé au public (jusqu’au 4 septembre) sur le site AMC –> Mad Men casting call.
En moins d’un an Internet a bouleversé les usages et les comportements des marques durant la « fashion week« . De la cérémonie privée réservée aux gens de mode, le défilé est devenu avec sa diffusion en direct sur le web, l’instant partagé de tous les publics. Plus qu’un outil de communication, les podiums « live » sur Internet seraient-ils en voie de devenir le premier marché d’évaluation du succès des produits avant même leur livraison en boutique?
Sur Facebook, les aficionados de la mode commentent et partagent en direct leurs appréciations des looks de chaque défilé. Louis Vuitton, Lacoste ou Chloé, ils sont de plus en plus nombreux à se révéler publiquement au moment de leur présentations professionnelles.
La marque Burberry est une des plus pro-actives dans la rupture des conventions.
A l’occasion de la présentation du défilé homme printemps été 2011, le 20 juin 2010, les utilisateurs du web avaient non seulement la possibilité de suivre pas à pas chaque passage sur le podium, mais également l’immense privilège de pouvoir acheter instantanément les pièces de leur choix livrables dans les 6 à 8 semaines suivantes. De quoi, donc, être habillé collection été 2011 dès l’été 2010 !!
Plus que le « nowism », entrerions nous dans l’ère de la précipitation du futur ?
Derrière cette idée de jouir de la mode en amont de sa réalisation, il y a également l’idée d’une exclusivité accordée non pas par la possession de quelque chose d’unique (que personne ou presque ne connaît) mais davantage de consommer un produit médiatisé avant même que ce soit réellement distribué. On déplace ainsi le concept de produit exclusif vers celui d’un consommateur exclusif.